Le premier ministre Jean Charest veut obliger les parlementaires à déclarer toutes leurs sources de revenus. Il suggère que cette proposition fasse partie du projet de loi sur la création d'un code d'éthique qui doit être présenté au printemps.
Cette déclaration survient alors que l'opposition officielle lui reproche de ne pas avoir inscrit sur sa déclaration d'intérêt les 75 000 $ qu'il reçoit annuellement de son parti, en plus de son salaire de premier ministre.
M. Charest s'est dit en accord avec l'idée, tout en soulignant qu'il n'est pas contraint de déclarer ce revenu d'appoint qu'il reçoit du Parti libéral depuis 2003.
Il n'avait jamais révélé le montant de cette prime jusqu'à ce que les médias s'emparent de l'histoire et qu'il soit forcé de le faire, l'an dernier.
Autre exemple: une telle disposition aurait aussi forcé Mario Dumont à déclarer les 50 000 $ qu'il recevait de l'Action démocratique du Québec comme salaire d'appoint, alors qu'il occupait le poste de chef de l'opposition.
De telles situations ne seraient plus possibles si la proposition de M. Charest était adoptée.